Rançongiciels : au ARCAAR 2026, le Bénin porte la voix d'une riposte africaine à travers le CNIN

Le Bénin a participé, du 28 au 30 juillet 2026 à Abuja, aux travaux de l'African Regional Collective Action Against Ransomware (ARCAAR). La délégation béninoise était conduite par le Centre National d'Investigations Numériques (CNIN), bras opérationnel de l'État en matière d'enquête numérique.
Un rançongiciel, ou ransomware, est un programme malveillant qui chiffre les fichiers d'un système informatique et les rend inaccessibles à leur propriétaire. Les attaquants exigent ensuite une rançon, le plus souvent en cryptomonnaie, en échange de la clé de déchiffrement. Certains groupes ajoutent une seconde pression en menaçant de publier les données volées. Hôpitaux, administrations, banques et opérateurs d'infrastructures figurent parmi les cibles privilégiées, en raison de la sensibilité de leurs données et du coût immédiat d'une interruption de service.
Devant ses homologues, le Bénin a défendu la mise en place d'une équipe d'experts africains chargée de contribuer à l'effort de recouvrement des clés de déchiffrement. Une telle structure offrirait aux victimes du continent une alternative au paiement de la rançon, en mutualisant des compétences en cryptanalyse et en analyse de codes malveillants aujourd'hui concentrées dans quelques États.
L'atelier a été ouvert par le Bureau du Conseiller à la Sécurité nationale du Nigeria (ONSA), à travers le National Cybersecurity Coordination Centre (NCCC). Il a réuni des délégations d'États africains membres de la Counter Ransomware Initiative (CRI), des pays non encore adhérents, ainsi que des institutions régionales et des partenaires internationaux. Les travaux doivent déboucher sur un rapport d'évaluation du paysage africain des rançongiciels, destiné à orienter les actions communes.
